Par Ibrahima DIALLO
15 juillet 2022 / 09:08

Moyen de réduire les coûts et l’empreinte carbone des chaînes d’approvisionnement, la mutualisation du fret entre entreprises reste complexe à mettre en œuvre.

Stocker dans un entrepôt ou transporter dans un camion des marchandises issues de plusieurs clients est dans l’ADN des logisticiens et des transporteurs pour compte d’autrui. Leur métier consiste aussi à optimiser cette mutualisation pour qu’elle soit rentable au plan économique et durable au plan environnemental. 

« Des gisements importants existent encore dans cette chasse au gaspillage des ressources », affirme Alain Cohen, directeur général du 4 PL Prism, filiale de Bolloré Logistics.

Tel est le cas, par exemple, de la logistique urbaine « en mixant les activités sur les rares fonciers disponibles, ou en répartissant l’occupation d’un site entre plusieurs acteurs selon différentes tranches horaires de la journée », approuve Christophe Ripert, directeur général délégué de Quartus citant les sites mutualisés de la RATP à Paris.

Parmi les autres gisements, le vice-président Achats et Chaine d’approvisionnement de Stellantis cite le backhauling pour saturer les moyens de transport sur leurs trajets aller-retour : « cette approche suppose toutefois de trouver des partenaires capables d’équilibrer les flux dans le but de réduire les coûts, les kilomètres à vide et les émissions polluantes dues au transport ».

Des freins multiples

Dans les faits, la recherche de complémentarités ou de convergences entre logistiques d’entreprises différentes semble complexe, reconnaissent les trois intervenants d’un débat organisé lors de la dernière SITL.

D’autant que «  toutes les marchandises ne sont pas compatibles », rappelle Christian Rose, responsable Environnement, Transport et Logistique au sein de la Confédération du commerce de gros et international (CGI).

Au-delà, des entreprises d’une même filière « peuvent considérer que leur logistique est au service de leur qualité de service et au cœur de leur relation commerciale. A ce titre, elles ne sont parfois pas enclines à collaborer ou à mutualiser leurs flux avec leurs concurrents ».

Dans le cadre d’organisations en pooling, ces freins ont toutefois réussi à être levés. « Les 4 PL, qui s’engagent sur une obligation de résultat, ont aussi ce rôle en se positionnant comme tiers de confiance », selon Alain Cohen.

A l’instar des organisations en pooling, le directeur général de Prism souligne la capacité des 4 PL « à partager les données entre plusieurs acteurs, à les consolider et à restituer une information ciblée à chacun ».

ERICK DEMANGEON

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