Cameroun : adoption d’une planification unique pour les projets d’infrastructures de transport et logistique
Par Ibrahima DIALLO
8 août 2022 / 09:47

De quoi favoriser une approche multimodale plus efficace et plus économique dans l’implémentation desdites infrastructures à l’échelle nationale et internationale.

Le Cameroun vient d’opter pour une planification unique de la construction des routes, ports, rails, aéroports, etc., afin d’éviter les projets épars et coûteux.

À cet effet, le ministre des Travaux publics Emmanuel Nganou Djoumessi, et son homologue des Transports Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, ont signé le 4 août à Yaoundé, un projet d’arrêté conjoint portant création du comité de suivi et de mise en œuvre de la Stratégie intégrée des infrastructures de transport multimodal au Cameroun (S2ITM).

C’est un outil d’aide à la programmation et à la planification des investissements dans le secteur des transports en général.

Avant la S2ITM, explique Emmanuel Djoumessi, chaque secteur des infrastructures des transports élaborait ses stratégies de planification séparément. Cela causait une dispersion dans la planification des projets de l’État et conséquemment, un gaspillage financier.

Avec la nouvelle stratégie, le gouvernement espère optimiser et rationaliser les coûts de construction de ces infrastructures.

« La S2ITM, à travers son Plan directeur intermodal des infrastructures de transport (PDITM), va favoriser le maillage du territoire par des infrastructures de transport complémentaires afin de ne pas réaliser une infrastructure si une autre peut procurer des avantages similaires ou proches (approche multimodale).

Cette nouvelle stratégie doit : désenclaver les bassins de production, acheminer les personnes et le fret, favoriser la complémentarité des modes de transports, mettre en œuvre les réformes nécessaires à une performance optimisée du système des transports », relaie Investir au Cameroun.

Ainsi dans le sous-secteur routier, le gouvernement camerounais entend porter la densité du réseau bitumé de 0,32 à 0,48 km pour 1 000 habitants à l’horizon 2030.

Il s’agira concrètement de bitumer au moins 6 000 km de routes au cours de la période visée (avec une priorité pour les 4 800 km de routes nationales encore en terre), en parachevant les projets en cours, mais aussi en lançant une nouvelle vague de projets autoroutiers (en partenariat public/privé) et routiers (routes nationales, régionales et communales).

Au niveau des infrastructures ferroviaires, les actions retenues viseront à entretenir les 1 200 km de réseau existant, poursuivre la construction de 1 500 km de chemin de fer supplémentaires, notamment par l’extension du réseau Douala-Ngaoundéré-N’Djamena et la construction d’infrastructures ferroviaires en accompagnement des projets industriels retenus.

Concernant les infrastructures portuaires, l’accent sera mis sur la construction du port en eau profonde de Limbé dans le sud-ouest du pays, et des terminaux spécialisés du port de Kribi. Il sera également question de promouvoir le transport fluvial et lacustre, ainsi que la promotion des activités de maintenance.

Pour le développement du transport aérien enfin, le gouvernement se propose de réaliser un nouveau terminal à l’aéroport international de Douala, de densifier le trafic local des personnes et du fret, et de mettre aux standards internationaux les infrastructures et les services existants.

 

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