Raffinage du pétrole brut sénégalais : La Sar annonce le traitement en 2022
Par Ibrahima DIALLO
20 décembre 2021 / 14:57

En 2022, la Société africaine de raffinage (Sar) sera prête pour raffiner le pétrole brut du Sénégal. Une annonce de la Directrice générale de ladite société, Marième Ndoye Decraene, lors d’un panel à l’occasion de la Conférence-exposition Msgbc oil, gas and power : «Perspectives de raffinage au Sénégal: les ambitions de Sar en lien avec les nouvelles normes africaines.»

La  Société africaine de raffinage (Sar) est en train de mettre en place un plan de mutation technique et logistique pour s’adapter au contexte de découverte de ressources pétrolières et gazières au Sénégal et répondre à ses missions.

Actuellement les unités de la SAR sont présentement à l’arrêt et ce, jusqu’en mars-avril 2022. Et cela, pour répondre à une exigence règlementaire, mais aussi dans la dynamique de pouvoir traiter le pétrole brut sénégalais en priorité.

La société va ainsi  profiter de cette période pour créer une connexion entre  les nouvelles unités en cours de construction et les anciennes unités.

Marième Ndoye assure qu’à la « reprise, nos capacités seront portées à 1,5 million de tonnes et nous ambitionnons de porter notre capacité à 3,5 millions de tonnes».

Poursuivant ses propos la Directrice soutient que  «la société a un taux de couverture autour de 60% du marché, mais qui va  évoluer avec une demande qui va être portée à 3,8 millions de tonnes par an, en 2025. Évoluer dans cette dynamique va permettre de répondre au marché».

Mme Ndoye ajoute que « la production de fuel-oil sera réduite au minimum pour s’adapter au marché, compte tenu de la volonté de la Senelec de porter ses unités au gaz.

Par conséquent, avec le projet Gaz to power au Sénégal, il faudra que : Nous nous adaptions à la demande de la Senelec, qui consomme pour l’essentiel le fuel que nous mettons sur le marché, avec Ipp qui également ambitionne d’être au Gaz to power.»

Déjà en 2022, la Sar sera prête, selon la  Directrice Générale, à l’utilisation du pétrole brut sénégalais, avec une attention spécifique au contenu local. Et dans ce sens, la Sar  dispose d’une large gamme de partenaires locaux pour mieux s’adapter au contexte sénégalais.

Assurant 60% de la couverture du marché, elle projette de porter cette part de marché à 80% au minimum, en 2025. Une belle prévision pour le Sénégal malgré un contexte mondial mouvementé.

«En 2022, nous serons capables de traiter le brut sénégalais, mais à hauteur de 75%. Aujourd’hui, le brut que nous utilisons vient du Nigeria à 100%, mais avec le traitement du brut pour être optimal, nous devrons blinder notre brut avec le brut Era, avec un taux de répartition de 75-25», a fait savoir  Mme Ndoye.

La Sar 2.0 à l’horizon 2025, c’est aussi la construction d’un deuxième train de distillation d’une capacité de 2 millions de tonnes par an, avec un four de chauffe, une colonne de distillation et un ensemble d’autres équipements d’après l’annonce de la Directrice.

Elle rajoute par ailleurs l’installation d’une unité de désulfurisation du gasoil et annonce l’augmentation du parc de stockage déjà en cours, qui sera fonctionnel en 2022, ainsi que la construction des cylindres.

 

 

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