La République démocratique du Congo, la Tanzanie et le Burundi ont évalué fin mars à Kinshasa l’état d’avancement d’un projet de corridor ferroviaire électrifié. L’infrastructure vise à améliorer la connectivité régionale et l’accès des pays enclavés aux marchés internationaux.
La République démocratique du Congo, la Tanzanie et le Burundi ont tenu le 31 mars 2026 à Kinshasa une réunion tripartite consacrée au projet de corridor ferroviaire reliant Uvinza, Musongati, Gitega, Bujumbura, Uvira et Kindu.
Selon les autorités congolaises, les échanges ont porté sur l’examen des études de faisabilité et sur l’identification des contraintes techniques et financières. Le projet prévoit la construction d’une ligne électrifiée de plus de 800 kilomètres destinée au transport de marchandises et de passagers.
Les trois États ont validé une étape intermédiaire des études, notamment sur le tronçon Musongati–Kindu. L’infrastructure doit relier plusieurs zones minières, agricoles et commerciales, tout en facilitant la circulation des flux entre l’Afrique de l’Est et l’Afrique centrale. Elle doit également améliorer l’accès de la RDC et du Burundi au port de Dar es Salaam, principal débouché maritime de la région.
Ce projet s’inscrit dans un contexte de concurrence entre corridors logistiques. La Tanzanie cherche à renforcer son positionnement face à d’autres axes régionaux, notamment celui de Mombasa ou encore le corridor de Lobito en cours de développement vers la façade atlantique.
Selon les données, la RDC représente déjà un volume important du trafic transitant par Dar es Salaam, ce qui renforce l’intérêt stratégique de cette future liaison ferroviaire. La mise en œuvre du projet reste toutefois conditionnée à plusieurs facteurs. Les discussions portent encore sur le montage financier, la coordination entre les États et les paramètres techniques du tracé.
Auteur : La Rédaction














