UBA mise sur la titrisation pour relancer les routes au Kenya
Par redaction
17 septembre 2025 / 09:46

United Bank for Africa (UBA) injecte 150 millions USD dans le programme de titrisation de la taxe routière au Kenya. Une opération financière inédite, qui doit accélérer la reprise des chantiers routiers en souffrance et soulager la trésorerie de l’État.

Le Kenya peine à financer l’entretien et l’extension de son réseau routier. Face aux tensions budgétaires, le gouvernement a choisi de recourir à la titrisation de la taxe sur le carburant. Le mécanisme, piloté par le Kenya Roads Board, porte sur 1,35 milliard USD. Il doit permettre d’apurer les dettes accumulées auprès des entreprises de BTP et de relancer plusieurs chantiers à l’arrêt.

Dans ce dispositif, la banque panafricaine engage 150 millions USD et confirme son ambition de peser dans le financement d’infrastructures stratégiques. Nairobi espère ainsi concrétiser son plan 2023-2027, qui prévoit la construction de 6000 km de nouvelles routes et la modernisation des grands axes. L’objectif est de fluidifier les échanges, réduire les coûts logistiques et renforcer la compétitivité de l’économie.

Mais l’initiative ne fait pas l’unanimité. Les experts craignent une répercussion de la taxe sur les prix du carburant. Une hausse à la pompe aurait des effets en chaîne sur le transport, les produits alimentaires et le pouvoir d’achat des ménages. Dans un pays où l’inflation reste élevée, l’impact social du dispositif est déjà au centre des critiques.

Au-delà du cas kényan, l’opération illustre une évolution plus large. Les banques africaines s’impliquent de plus en plus dans le financement des infrastructures via des solutions de marché. Après BGFI Bank au Gabon, UBA confirme cette dynamique en misant sur la dette adossée aux recettes publiques. Une tendance appelée à s’amplifier face à la raréfaction des financements concessionnels.

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