Recrutement : les transports routiers et la logistique cherchent du personnel
Par Ibrahima DIALLO
11 janvier 2022 / 09:51

La logistique et le secteur des transports routiers continuent d’offrir des opportunités d’emplois. Les entreprises doivent redoubler d’efforts pour attirer et recruter des personnels sur instruction de l’Observatoire Prospectif des métiers et des qualifications du secteur.

Selon l’Urssaf et Pôle emploi, le nombre de salariés en France avait reculé de 1,7 % lorsque la pandémie de la Covid atteignait son pic en 2020. Néanmoins plusieurs filières ont pu résister comme le stipule le rapport de l’OPTL présenté à Paris le 6 janvier.

En 2020, L’Observatoire Prospectif des métiers et des qualifications dans les Transports et la Logistique, qui s’intéresse aux transports routiers a annoncé  le nombre de salariés y a augmenté de 1,5 %. Mieux, en 2021, les emplois du secteur auraient progressé de 3,4 % pour s’établir à près de 781.000 salariés.

Environ 80 % de ces salariés évolue dans des activités “Marchandises” et la moitié exerce un métier de conducteur dans le transport routier de fret. Michel Chalot, président de l’OPTL affirme d’ailleurs que «  la recherche de conducteurs est une priorité pour les entreprises du transport routier de marchandises ».

A son avis « le développement des emplois dans la branche est freiné par un manque de personnel. Comme en 2020, près de la moitié des transporteurs routiers par exemple ont eu des difficultés à recruter l’an passé ».

La qualité de vie au travail est un obstacle de taille

L’impact de la pandémie sur les formations initiales et continues est l’une des causes qui ont conduit à cette situation. Le nombre de conducteurs routiers qui n’ont pas pu être formés en raison des confinements et protocoles sanitaires mis en œuvre pour lutter contre le Covid-19 est évalué à 5.000 par l’organisme paritaire.

Le vice-président de l’OPTL, Bruno Lefebvre a reconnu les difficultés de recrutement sont dues aussi au manque d’attractivité et à l’image négative du secteur .

Pour lui, le salaire n’est « qu’une composante importante de cette attractivité avec la qualité de vie au travail. La recherche d’une meilleure qualité de vie au travail est essentielle pour les nouvelles générations.

Les entreprises doivent en tenir compte dans leurs démarches de recrutement ». A cet effet, Michel Chalot souligne que celle-ci « s’étend à la prévention des risques professionnels ».

En raison d’accidents et de maladies professionnels la branche perdrait « 20.000 équivalents temps pleins et 4,5 millions de journées de travail par an », un manque non négligeable qu’il faudra tenir en compte alors que l’entreprise doit faire face au vieillissement du secteur.

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