La République démocratique du Congo a signé avec le consortium sud-africain Yellowstone un contrat de concession pour la construction et l’exploitation du futur port sec de Kasumbalesa, dans le Haut-Katanga. Évalué à près de 600 millions de dollars, le projet vise à moderniser la gestion du trafic transfrontalier et renforcer le rôle logistique du pays dans la région.
Signé le 1er décembre entre l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM, établissement public chargé de la supervision du fret international) et Yellowstone Consortium, l’accord porte sur la conception, le financement, la construction et le transfert du port sec dans le cadre d’une concession de 23 ans.
La cérémonie, présidée par le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, intervient après un processus de sélection lancé il y a un an pour identifier un opérateur capable de mener à bien cette infrastructure stratégique.
Situé à la frontière zambienne, Kasumbalesa concentre une part majeure du trafic minier et commercial du pays, avec des files de camions pouvant atteindre plusieurs kilomètres. Le futur port sec doit répondre à ces contraintes en regroupant les opérations logistiques, douanières et de stationnement sur un même site.
Yellowstone devra construire des entrepôts extensibles, deux zones à conteneurs, un dépôt d’hydrocarbures, de vastes parkings pour camions, des bâtiments administratifs ainsi qu’une caserne de sapeurs-pompiers et diverses installations énergétiques et hydrauliques.
L’infrastructure inclura aussi une réserve foncière destinée à accueillir des services annexes tels qu’une station-service, des commerces ou des ateliers de maintenance. Selon les autorités, ces aménagements doivent contribuer à réduire les délais de transit, améliorer la fluidité du corridor et renforcer la compétitivité logistique de la République démocratique du Congo.
Ce projet s’inscrit dans la volonté d’intégration régionale portée par la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), au croisement de plusieurs corridors reliant la RDC aux ports de Dar es-Salaam, Beira, Nacala, Durban, Walvis Bay, Lobito et Luanda.
Les autorités avancent la création d’environ 2000 emplois directs et 5000 emplois indirects, ainsi qu’un gain économique lié à la modernisation des opérations.
Si le projet suscite un large intérêt, certains experts rappellent que des études existent depuis près de vingt ans et soulignent l’importance de la capacité du consortium à mener ce chantier complexe à son terme dans un environnement logistique très sollicité.
Auteur : La Rédaction


















