Le gouvernement congolais a lancé un chantier de réhabilitation du port de Moba, dans la province du Tanganyika. L’infrastructure, longtemps dégradée, doit retrouver sa fonction de carrefour des échanges régionaux et soutenir les circuits agricoles et commerciaux.
Le port de Moba, situé sur la rive ouest du lac Tanganyika, est au cœur d’un vaste programme d’infrastructures lancé par les autorités congolaises. La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a donné le coup d’envoi des travaux le 18 septembre, en présence du ministre des Infrastructures John Banza Lunda. Ce chantier s’inscrit dans une série d’interventions prévues dans la province, incluant la modernisation du port de Kalemie et la réhabilitation du boulevard Lumumba.
La plateforme portuaire souffrait depuis des années de dégradations qui limitaient fortement son utilisation. Les quais étaient régulièrement inondés, obligeant les navires à rester au large et à recourir à de petites embarcations pour décharger les marchandises. Les récentes crues survenues dans la région ont encore aggravé ces difficultés, accentuant les retards et les surcoûts dans les échanges transfrontaliers.
Le plan de modernisation confié à l’Agence congolaise des grands travaux prévoit trois étapes successives. La première consiste en la construction d’un quai de 156 mètres, de quatre postes à quai, de hangars et d’une plateforme logistique de 19.000 m².
Une deuxième phase doit ajouter un quai supplémentaire et des terre-pleins, avant la réalisation, en troisième phase, d’une digue brise-lames de 476 mètres, d’un autre quai et de l’acquisition d’équipements lourds pour l’exploitation.
Au-delà des installations portuaires, des aménagements routiers sont également programmés pour améliorer la connexion entre le port et l’hinterland. Des liaisons vers Kirungu et Ntoto sont annoncées afin de relier les zones de production agricole aux marchés intérieurs. Ces infrastructures visent à redonner au port de Moba sa vocation de hub lacustre, jadis fréquenté par de nombreux navires de commerce dans les années 1980-1990, et à réduire les coûts logistiques qui pèsent sur l’économie locale.
Auteur : La Rédaction


















