Projet Energy Observer : un navire futuriste pour  le transport maritime
Par Ibrahima DIALLO
12 janvier 2022 / 08:53

Le projet Energy Observer connait un tournant majeur cette année avec le lancement d’un navire de fret autonome et entièrement décarboné.

Tout est allé très vite pour Victorien Erussard et ses équipes qui ont lancé le projet Energy Observer à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), « un navire laboratoire démonstrateur zéro émission produisant son propre hydrogène ».

En effet, à cause de la Covid qui a plongé le monde dans une crise sanitaire inédite, ce projet s’est fortement diversifié et a été boosté par ses partenaires

C’est notamment le cas de Sébastien Bazin, le PDG du groupe Accor, et Daniel Antoni, directeur général de Thelem assurances, qui, « ont été des moteurs incroyables pour le projet. Le tout avec rigueur, bienveillance et un accompagnement de tous les instants ».

Le vrai tournant s’est produit en 2020 et un programme avait déjà été mis en place pour faire le tour d’Europe et ensuite le tour du monde de 2020 à 2024. Mais, tous les contrats des partenaires ont été stoppé avec la crise de la Covid.

De ce fait, Il a fallu cravacher pour convaincre leurs  partenaires d’aller au bout avec l’objectif de revenir à Saint-Malo en 2024, après les Jeux olympiques de Paris.

Actuellement, Energy Observer, regroupe vingt-cinq salariés avec un budget de 5 millions d’euros annuel. Sans compter l’activité de production industrielle de la société EODev, qui compte à elle seule soixante salariés.

Le projet Energy Observer a considérablement évolué avec un équipage qui s’est  spécialisé, notamment avec des scientifiques en biologie marine, en énergies, et en environnement.

Rappelant que  « 3 % des gaz à effet de serre dans le monde proviennent du transport maritime », le capitaine Erussard annonce « la construction d’Energy Observer 2, un navire de charge de 120 m de long avec une propulsion à hydrogène liquide et très certainement une aide vélique (voile) ».

Victorien Erussard qui assure aller au bout de la décarbonation avec ce navire ajoute : « nous n’utiliserons pas de e-carburant (GNL vert, carburant de synthèse).

Nous allons développer les technologies et nous allons chercher à ce que le bateau parte en exploitation commerciale avec un armateur. Ce navire illustrera le transport maritime de demain. »

 

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