Nigeria : le portail du CVFF officiellement lancé pour financer les armateurs locaux
Par Ibrahima DIALLO
26 janvier 2026 / 09:45

Le Nigeria a officiellement lancé, le 22 janvier 2026 à Lagos, le portail numérique du Fonds de financement des navires de cabotage (CVFF). Longtemps resté inopérant, ce mécanisme vise à renforcer la flotte nationale et à réduire la dépendance aux navires étrangers dans le transport maritime côtier.

Présenté à Lagos par le ministre de l’Économie maritime et de l’Économie bleue, Adegboyega Oyetola, le portail doit permettre aux armateurs nigérians éligibles de soumettre leurs demandes de financement via une procédure entièrement digitalisée. Les dossiers seront évalués selon des critères définis, avec l’appui d’institutions financières agréées, dans un cadre présenté comme plus transparent et structuré que par le passé selon les autorités.

Créé par la loi sur le cabotage adoptée en 2003, le CVFF avait pour objectif de faciliter l’acquisition de navires par des compagnies locales opérant dans les eaux côtières et intérieures du pays.

Son opérationnalisation avait toutefois été retardée pendant près de deux décennies en raison de contraintes institutionnelles et de gouvernance. Le ministère indique désormais vouloir appliquer le dispositif conformément aux principes de gestion financière et de contrôle des risques.

Selon les autorités, le fonds doit soutenir l’émergence d’une flotte nationale capable de répondre aux besoins du marché intérieur, tout en favorisant la création d’emplois maritimes et le développement d’activités connexes, notamment la construction et la réparation navale.

Les financements accordés pourraient atteindre jusqu’à 25 millions de dollars par opérateur, sous réserve du respect des conditions d’éligibilité et de remboursement. Au-delà du marché domestique, Abuja affiche l’ambition de repositionner le Nigeria comme un acteur majeur du cabotage en Afrique de l’Ouest.

Le renforcement des capacités locales pourrait permettre aux armateurs nigérians d’opérer sur des liaisons régionales, dans un contexte où la plupart des pays voisins disposent de flottes commerciales limitées. Cette trajectoire reste toutefois dépendante de la gouvernance effective du fonds et de la capacité des opérateurs à exploiter durablement les navires financés.

Auteur : La Rédaction 

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