BayStandard Bank Namibia et RMB Namibia vont financer, aux côtés de Terminal Investment Namibia (TiN), un programme de modernisation du port de Walvis Bay d’un montant de 2,1 milliards de dollars namibiens, soit environ 123 millions de dollars US. Un investissement stratégique destiné à renforcer la position du pays dans la logistique régionale en Afrique australe.
Le port de Walvis Bay bénéficie d’un important appui financier destiné à transformer son terminal à conteneurs et à en accroître la capacité. Ce financement, structuré conjointement par Standard Bank Namibia et RMB Namibia, s’inscrit dans la stratégie nationale visant à offrir aux pays enclavés de la région – comme la Zambie, le Botswana ou le Zimbabwe – une alternative fiable aux ports sud-africains.
La modernisation vise à fluidifier les opérations, réduire les délais de transit et positionner Walvis Bay comme un hub de transbordement compétitif en Afrique australe. TiN, à qui l’État a accordé une concession de 25 ans pour l’exploitation du terminal, pilotera les investissements opérationnels.
Selon les institutions financières impliquées, cette opération constitue un exemple fort de mobilisation du secteur bancaire local pour accompagner des projets porteurs de croissance, d’emplois et de connectivité régionale. Standard Bank Namibia a notamment apporté un financement en devises destiné à soutenir les aspects transfrontaliers du projet, soulignant sa capacité à structurer des transactions complexes.
De son côté, RMB Namibia insiste sur l’impact de cet investissement dans la transformation du paysage logistique namibien et dans la construction de partenariats durables avec les acteurs publics et privés engagés dans le développement des corridors commerciaux.
Le renforcement des infrastructures portuaires s’inscrit dans une dynamique plus large menée par Windhoek pour repositionner le pays dans les chaînes logistiques régionales.
En parallèle des investissements à Walvis Bay, la Namibie développe plusieurs corridors stratégiques, dont la ligne ferroviaire Trans-Kalahari avec le Botswana et des projets similaires avec la Zambie, afin d’offrir des itinéraires alternatifs aux routes saturées via l’Afrique du Sud.
En misant sur des infrastructures modernes, fiables et mieux connectées, le pays espère attirer davantage de flux commerciaux et consolider son rôle de passerelle entre les marchés d’Afrique australe et les ports internationaux.
Auteur : La Rédaction


















