Les transitaires exigent un libre accès au marché du transport maritime conteneurisé
Par Ibrahima DIALLO
14 janvier 2022 / 09:56

Les autorités de la concurrence sont appelés par Comité de liaison européen des commissionnaires et auxiliaires de transport à garantir à tous les transitaires un libre accès au marché du transport maritime conteneurisé. Elles déclarent que les acquisitions de sociétés de logistique et de commission de transport par des armateurs de ligne régulière apportent des modifications sur le fonctionnement de ce secteur.

Ces derniers mois sont marqués par des rachats de grande ampleur sur le marché de la logistique contractuelle et de la commission de transport. Les acquisitions de LF Logistics par le groupe AP Møller-Maersk et d’Ingram Micro Commerce & Lifecycle Services (CLS) par CMA CGM en constituent une parfaite illustration.

Dans le même temps, le Clecat rapporte – en citant Maersk et Hamburg Süd – , que plusieurs compagnies ont pris la décision de mettre un terme à la fourniture des « contrats à compte nommé (NAC) » à certains transitaires et NVOCC”. Ces contrats étant établis  sur la base d’une réservation de capacité à bord des navires à un taux de fret sur une durée donnée.

Un risque de gestion  des chaînes d’approvisionnement complètes pour les acteurs

Selon  le Clecat, cette décision relève de la volonté d’augmenter les relations commerciales directes entre armements et chargeurs via la fourniture de services logistiques globaux et intégrés ».

Elle aurait aussi pour conséquence de « limiter l’accès des transitaires au seul marché spot du transport maritime conteneurisé ». Nicolette van der Jagt, Directrice Générale de la fédération affirme que des vérifications seront effectuées « si cette initiative discriminatoire est conforme au droit de la concurrence de l’Union européenne ».

Cette situation confirme « les distorsions de concurrence entre les transporteurs maritimes et les transitaires créées notamment par le règlement d’exemption par catégorie des consortia » selon le Clecat.

« Il faut noter que ce règlement permet aux transporteurs qui sont membres d’un Vessel Sharing Agreement (accord de partage de navires) d’échanger un large éventail d’informations, parmi lesquelles des données commerciales sensibles » a estimé Nicolette van der Jagt.

A son avis «  le contenu de ce règlement devrait être réexaminé en tenant compte de l’évolution de l’offre, des taux de fret et de la fiabilité des services maritimes au cours des deux dernières années ».

Elle appelle par ailleurs à se saisir de ce dossier surtout que les compagnies maritimes tentent de plus en plus de devenir des intégrateurs logistiques impactant le marché où quelques acteurs géreraient des chaînes d’approvisionnement complètes.

 

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