Par Ibrahima DIALLO
1 mars 2022 / 10:21

En raison de l’invasion de l’Ukraine, les secteurs de la logistique et des transports sont menacés bien au-delà de la zone de conflit suite aux sanctions adoptées en réponse à la Russie par la communauté internationale. Depuis plusieurs jours, la guerre qui a été déclenchée a fortement affecté les trafics routier, maritime, aérien et ferroviaire dans toute la région.

L’Union européenne (UE) représente un tiers des échanges commerciaux avec la Russie alors que les sanctions prises à l’encontre de cette dernière menacent le secteur de la logistique et des transports. Un pays comme l’Allemagne qui ravitaille un tiers des produits achetés par la Russie à l’UE est particulièrement impactée par la crise.

L’Allemagne, qui fournit un tiers des produits achetés par la Russie à l’UE est particulièrement touchée par la léthargie des échanges depuis l’invasion de l’Ukraine par les soldats de Poutine.

L’industrie automobile, la machine-outil, la chimie, la pharmacie et le secteur de l’énergie sont tout fortement touchés. Ainsi que le secteur des transports.

Les conducteurs se font rares face à la situation

Les trafics routiers, maritime, aérien et ferroviaire ont été complètement paralysés, dans toute la région. Les transports routiers sont doublement affectés par la hausse du prix des carburants dans le sillage de la crise et par la pénurie accrue en conducteurs.

Les routiers ukrainiens, nombreux sur les routes d’Europe, sont retournés auprès de leur famille ou se sont engagés dans la défense de leur pays, depuis que le gouvernement ukrainien a annoncé la mobilisation de tous les hommes âgés de 18 à 60 ans.

Les transporteurs allemand Hegelmann Gruppe, danois Freja ou hongrois Waberer’s, qui emploient de nombreux chauffeurs ukrainiens, ne sont pas optimistes et craignent une pénurie de conducteurs. Rien qu’en Pologne et en Lituanie, les autorités accordent chaque année des dizaines de milliers de permis de travail à des routiers ukrainiens, devenus indispensables pour assurer la sécurité des approvisionnements en Europe centrale.

Toutefois, depuis le début de la crise, la plupart d’entre eux sont rentrés chez eux. La fédération allemande des transporteurs BGL constate « qu’une grande quantité de conducteurs ukrainiens n’ont pas repris le travail après les fêtes de noël orthodoxes, début janvier ».

Chercher d’autres options

Les transports ferroviaires, et tout particulièrement la nouvelle route de la Soie, n’ont pas été épargnés depuis des mois par les tensions dans la zone, notamment à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie, et entre la Pologne et l’Ukraine dont les ports comme les voies ferrées sont un pion stratégique pour la Chine sur la route vers l’Europe.

Les transports maritimes sont impactées par le déclenchement des hostilités en Mer Noire. Dès le 22 février, Hapag-Lloyd annonçait chercher une route alternative pour sa ligne “Black Sea Mediterranean Express”, qui relie le port grec du Pirée au terminal à conteneur russe de Noworossiisk.

La liaison passe par Odessa, désormais sous les bombes russes. Deux jours plus tard, la société gérant le port de Hambourg, HHLA, procède à la fermeture de son terminal d’Odessa, dans lequel la société allemande avait  investi 170 millions d’euros depuis 2001.

 

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