Le Ghana peine à relancer son réseau ferroviaire
Par Ibrahima DIALLO
2 octobre 2025 / 15:37

Malgré les annonces officielles et les attentes suscitées, la relance du transport ferroviaire au Ghana rencontre d’importants obstacles. Le redémarrage de la ligne Tema-Mpakadan, prévu début octobre, a été marqué par une panne technique dès le premier trajet commercial, illustrant les difficultés persistantes d’un secteur jugé pourtant stratégique pour l’économie et la mobilité du pays.

Ce tronçon de 100 km avait déjà connu une fermeture peu après son inauguration en novembre 2024, en raison de défauts de construction. Les travaux de réhabilitation et les essais techniques devaient garantir sa fiabilité, mais les résultats tardent à se concrétiser.

L’infrastructure devait contribuer à fluidifier le transport de passagers et de marchandises entre le port de Tema et l’est du pays, dans le cadre d’un projet plus vaste de corridor ferroviaire à écartement standard de 1000 km.

Les difficultés ne se limitent pas à ce chantier. La ligne Sekondi-Takoradi-Kojokrom illustre également les revers de la politique ferroviaire ghanéenne. Rénovée en 2016 pour 165 millions USD, elle a connu une exploitation irrégulière avant d’être suspendue en 2020, puis à nouveau interrompue en 2024.

L’état dégradé des infrastructures et du matériel roulant compromet sérieusement la viabilité des services, malgré les investissements consentis.

Ces échecs contrastent avec l’ambition initiale de doter le pays d’un réseau de 4000 km, connecté au Burkina Faso, grand utilisateur du port de Tema. La réalisation de ce plan, estimée à près de 30 milliards USD, reste encore très éloignée, les trois quarts du réseau restant à construire. Dans un contexte où la circulation routière est saturée, notamment à Accra et Tema, l’absence d’un transport ferroviaire fiable demeure un frein majeur pour la mobilité et la compétitivité économique du Ghana.

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