Grèves dans les ports français : les dockers sur le point de passer à la vitesse supérieure au mois de mars
Par redaction
27 février 2025 / 13:16

Les dockers français annoncent un durcissement des grèves au mois de mars pour contester la réforme des retraites. Le secteur portuaire subit déjà des pertes économiques et les professionnels réclament des mesures urgentes pour sortir de la crise.

Une escalade des actions est en cours de préparation par les dockers français. Face à l’application de la réforme des retraites à leur secteur, ils comptent durcir la pression au mois de mars.

La CGT Ports et Docks accuse le gouvernement de faire fi de ses propositions de sortie de crise malgré les mouvements observés. Les syndicats rappellent la promesse d’Emmanuel Macron en 2022 d’exempter les ouvriers portuaires de cette réforme, qui reporte leur départ à la retraite de 58 à 60 ans.

Au cœur du conflit : le refus des deux années supplémentaires de travail et la demande de reconnaissance de la pénibilité (horaires décalés, exposition à l’amiante jusqu’en 2027). La CGT rejette la contre-proposition de six mois de compensation du gouvernement jugée insuffisante.

Les dockers réclament également 10 milliards € d’investissements pour moderniser les ports face aux transitions énergétiques. Si leurs exigences ne sont pas satisfaites, une assemblée générale prévue le 25 mars décidera de la suite du mouvement.

Les grèves répétées depuis 2023 paralysent à chaque l’activité portuaire, notamment à Marseille-Fos, où 40% des conteneurs sont déroutés vers Gênes ou Barcelone. Les surcoûts liés à la logistique, les annulations de rendez-vous et les pénalités perturbent les transporteurs et les chargeurs.

Les syndicats patronaux (TLF Oversezs, FNTR) alertent sur l’exaspération des entreprises qui font face à une hausse des défaillances (+13%) dans un contexte économique déjà fragile.

Face à une situation compliquée, les professionnels exigent des mesures immédiates : reprise du dialogue social, régulation des frais portuaires abusifs et sécurisation des flux commerciaux.

Alors que le gouvernement semble absent, la pression persiste pour éviter un nouveau lock-out de trois jours en mars et une paralysie durable des ports français, vitaux pour l’économie nationale.

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