Fret aérien / Export : Une solution de repli qui  fait face à des contraintes majeures!
Par Ibrahima DIALLO
28 décembre 2021 / 09:21

Le fret aérien est lourdement impacté par la baisse d’activité aéroportuaire à l’image de tous les segments du transport par air . Face à la hausse du fret maritime, il devait constituer la solution de repli pour les exportateurs. De ce fait il constitue un « plan B » qui doit faire face à des contraintes  pour s’activer.

La fermeture de l’espace aérien a causé bien des dommages au fret aérien, rien qu’à la fin du premier semestre 2021. L’ONDA (Office national des aéroports) constatait une chute de 27,64% du volume de marchandises transportées par les airs par rapport à la même période en 2019, année de référence avant le Covid.

De ce fait,  le tonnage affrété via les plateformes aéroportuaires du royaume n’a pas pesé plus de 35.236 tonnes durant les 6 premiers mois de l’année, contre 48.696 à la même période en 2019.

Cette baisse considérable suit la tendance globale du trafic aérien de passagers au Maroc, au ralenti de 78,80% durant le premier trimestre comparé à deux ans plutôt.

Naturellement, les différentes dispositions de fermeture des frontières aériennes en raison de la pandémie du Coronavirus sont les seules explications de cette chute de l’activité aérienne sur tous les segments.

D’ailleurs, à en croire des informations relayées sur les pages de l’ONDA sur les réseaux sociaux cette fermeture devrait se poursuivre au-delà du 31 décembre.

Concernant les activités de fret aérien, cette perspective n’annonce pas du tout une bonne nouvelle puisqu’une bonne partie du fret aérien se fait sur les disponibilités en soutes des lignes commerciales.

Ce repli du fret aérien constitue un paradoxe pour le Maroc par rapport à la tendance observée au niveau mondial, avec une hausse de 9% de la demande, qui dépasse même les capacités disponibles auprès des compagnies aériennes et des transporteurs cargo.

On nous fait  savoir que « la conséquence est que le scénario observé dans le transport maritime se répète dans celui du fret aérien. Une augmentation des prix qui a des répercussions considérablement les exportateurs ». Au niveau de l’Association marocaine pour la logistique (AMLOG).

Néanmoins, chez les exportateurs justement, le fret aérien apparaissait comme un repli après la flambée des prix de conteneurs dans le transport maritime.

D’après un expert du secteur du transport : « les exportateurs se retrouvent face à des schémas pas vraiment faciles à gérer Aussi bien dans le maritime que l’aérien. Ils peinent même à trouver de la disponibilité pour convoyer leurs chargements  alors que les prix sont devenus insupportables ».

Le résultat est que: « le transport de produits périssables, notamment agricoles, est désormais devenu un véritable casse-tête pour les producteurs et exportateurs marocains ».

Au-delà de ce contexte, une chose reste sûre de l’avis des experts et professionnels du transport par air : le Maroc a un avenir prometteur dans le fret aérien, notamment sa compagnie nationale.

Mansour Diop, expert spécialisé dans le transport aérien en Afrique est plus ou moins optimiste assurant que : «la Royal Air Maroc peut réellement tirer profit du fret aérien à destination de l’Afrique subsaharienne.

A l’instar du trafic de passagers, le hub de Casablanca peut l’être aussi pour le fret aérien, sans parler du potentiel énorme à tirer de la hausse des exportations marocaines vers le continent ».

 

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