Le président Denis Sassou-N’Guesso a lancé, le 25 février 2026 à Impfondo, les travaux d’aménagement et de bitumage d’un linéaire de 542 kilomètres dans le nord-est du pays. Ce projet s’inscrit dans le corridor 13, axe régional reliant l’Afrique centrale à l’Afrique australe.
Le 25 février 2026, à Impfondo, chef-lieu du département de la Likouala, le président Denis Sassou-N’Guesso a donné le coup d’envoi des travaux de la route Pokola-Mboua-Epéna-Impfondo-Dongou-Enyellé-Bétou-Gouga. Long de 542 kilomètres, ce tronçon s’intègre au corridor 13, une dorsale appelée à relier Brazzaville à Bangui, N’Djamena, Tripoli et Le Cap.
L’infrastructure vise à renforcer la continuité territoriale dans cette zone frontalière avec la République centrafricaine et la République démocratique du Congo. Le chantier doit contribuer à améliorer la desserte du nord-est congolais.
Les travaux, confiés à l’entreprise chinoise Hunan Construction Investment Group, sont prévus sur une durée de quatre ans. Le projet est subdivisé en six lots couvrant successivement les sections Pokola-Dzaka-Mboua, Mboua-Epéna, Epéna-Impfondo-Dongou, Dongou-Enyellé, Enyellé-Bétou et Bétou-Gouga jusqu’à la frontière centrafricaine. La route affichera une largeur de 11,5 mètres, avec une chaussée bidirectionnelle comprise entre 7,5 et 9 mètres. Les vitesses de référence sont fixées à 60 km/h en agglomération et 80 km/h en rase campagne.
Selon les autorités, l’infrastructure est dimensionnée pour un trafic moyen journalier annuel estimé à 1000 véhicules par jour, correspondant à une classe de trafic T3. Les caractéristiques techniques ont été définies conformément aux normes régionales.
Des accotements sont prévus afin de sécuriser les usagers et la chaussée. Le ministre d’État en charge de l’Aménagement du territoire et des grands travaux, Jean Jacques Bouya, a indiqué que le projet répond aux exigences actuelles et futures du corridor en matière de capacité et de sécurité.
Ce chantier vise à désenclaver durablement le département de la Likouala, longtemps confronté à des difficultés d’accès, notamment en saison des pluies. Il s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des corridors transfrontaliers engagée par les autorités congolaises.
Le projet intervient trois ans après le lancement, en mai 2023, des travaux du pont sur la rivière Sangha à Ouesso, également intégré à cette dorsale régionale. Les autorités présentent ces investissements comme un levier pour renforcer les échanges avec les pays voisins et accompagner la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Auteur : La Rédaction















