Après une année 2024 particulièrement difficile, le canal de Suez entame une remontée progressive de son activité. Malgré les efforts des autorités égyptiennes et un retour partiel des armateurs, le contexte géopolitique reste un facteur de fragilité pour cette voie commerciale majeure.
Après une chute brutale de ses revenus en 2024, le canal de Suez affiche les premiers signes d’un redressement. Soutenue par des mesures incitatives et une accalmie relative en mer Rouge, l’activité reprend peu à peu.
Selon le Fonds monétaire international, les recettes du canal pourraient passer de 6,3 milliards USD en 2025/2026 à 11,9 milliards USD d’ici 2029/2030. Ces projections optimistes traduisent la confiance retrouvée dans l’avenir du corridor maritime, même si les autorités restent prudentes.
L’année 2024 a été marquée par une baisse drastique du trafic, provoquée par les tensions au Proche-Orient et les attaques de milices Houthis. Les pertes ont été estimées à 7 milliards USD, avec une chute de 60 % des revenus.
Au début de 2025, la moitié du trafic restait détournée vers la route du Cap de Bonne-Espérance, allongeant les délais et alourdissant les coûts logistiques pour de nombreux opérateurs.
Face à cette situation, les autorités égyptiennes ont intensifié leurs efforts pour ramener les armateurs vers la route historique reliant l’Asie à l’Europe. Des travaux d’extension sont en cours pour renforcer la compétitivité de l’infrastructure.
Cependant, l’équilibre reste précaire. La résurgence de tensions militaires dans la région, comme les récents échanges entre Israël et l’Iran, ravive les inquiétudes. Le canal reste un pilier vital pour l’économie égyptienne et un maillon essentiel des échanges mondiaux, avec près de 12 % du commerce maritime transitant par ses eaux.














