Angola : un appel d’offres international pour moderniser le corridor stratégique de Namibe
Par Ibrahima DIALLO
9 décembre 2025 / 12:35

Luanda ouvre la concession du corridor de Namibe afin d’attirer des capitaux étrangers, renforcer le transport ferroviaire et connecter le sud minier du pays aux marchés régionaux. L’appel vise à confier la gestion complète de cette infrastructure clé à un opérateur expérimenté du fret ferroviaire.

Le gouvernement angolais a lancé un appel d’offres international pour la concession du corridor de Namibe, un axe majeur reliant la côte sud à l’intérieur du pays. Long de 855 kilomètres, le corridor associe le chemin de fer de Moçâmedes, le port de Namibe, le terminal minéralier de Sacomar et plusieurs zones logistiques.

Cette chaîne multimodale joue un rôle central dans l’exportation du fer, des pierres ornementales, des produits agricoles et des ressources halieutiques. Les autorités souhaitent accélérer sa modernisation pour soutenir la croissance industrielle et renforcer la place du pays sur les corridors régionaux, notamment en direction de la Namibie et de la Zambie.

Luanda mise sur un partenariat public-privé pour augmenter la capacité opérationnelle du rail et fiabiliser les échanges entre les zones minières de Huíla et Cubango et le port de Namibe.

Les candidats devront justifier d’une solide expérience dans la gestion d’infrastructures ferroviaires ou de fret, ainsi que de capacités financières élevées : un chiffre d’affaires annuel moyen de 50 millions de dollars sur trois ans et un actif net supérieur à 12,5 millions de dollars.

Le contrat prévoit une concession de 30 ans, renouvelable jusqu’à 50 ans si les interconnexions régionales sont achevées. La rémunération intègre une prime minimale de 35 millions de dollars, un revenu fixe annuel et une part variable liée au chiffre d’affaires du futur exploitant.

L’appel d’offres inclut également l’intégration de 600 employés du CFM et la prise en charge du matériel roulant et des infrastructures ferroviaires. Le corridor présente un potentiel stratégique, soutenu par des investissements récents dans le port de Sacomar et un intérêt croissant d’acteurs internationaux, dont les États-Unis et l’Union européenne.

Pour l’Angola, ce projet doit structurer un véritable pôle logistique minier et agricole dans le sud du pays, tout en consolidant sa position dans le commerce régional. Si la concession attire des opérateurs qualifiés, elle pourrait devenir un levier majeur de performance logistique pour les exportations angolaises.

Auteur : La Rédaction 

SI VOUS VOULEZ QUE L'INFORMATION SE RAPPROCHE DE VOUS

Newsletter

Vidéos

Mon compte