L’Algérie prévoit de lancer avant la fin du troisième trimestre 2026 les travaux de la future ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset. Présentée comme l’un des projets structurants du pays, cette infrastructure doit renforcer la connexion entre le nord et le sud du territoire tout en soutenant le développement économique des régions sahariennes.
Le gouvernement algérien a fixé à septembre 2026 le démarrage des travaux de la ligne ferroviaire reliant Alger à Tamanrasset. Le projet, qui s’étendra sur plus de 2000 kilomètres, figure parmi les plus importants investissements ferroviaires engagés par le pays ces dernières années.
En reliant la capitale aux régions du Sahara central, l’infrastructure doit améliorer la mobilité des personnes et des marchandises tout en réduisant les contraintes logistiques auxquelles sont confrontées de vastes zones du territoire.
Au-delà de l’enjeu de désenclavement, la future ligne s’inscrit dans la stratégie de diversification économique portée par les autorités algériennes. Les régions traversées concentrent une partie importante des ressources minières, énergétiques et agricoles du pays.
Le développement du réseau ferré est ainsi appelé à accompagner plusieurs projets industriels et extractifs en cours, notamment dans les secteurs du phosphate et du minerai de fer, dont l’exploitation nécessite des solutions de transport capables d’acheminer de grands volumes vers les centres de transformation et les infrastructures portuaires.
Les autorités envisagent également cette ligne comme un maillon essentiel de l’intégration économique régionale. En rejoignant à terme la zone d’In Guezzam, près de la frontière nigérienne, le corridor pourrait contribuer au renforcement des échanges entre l’Algérie et les pays du Sahel.
Cette perspective s’inscrit dans les ambitions de développement des corridors transsahariens, régulièrement présentés comme des outils de facilitation du commerce continental dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).
Le projet Alger-Tamanrasset s’intègre enfin dans un vaste programme de modernisation du transport ferroviaire national. L’Algérie prévoit d’étendre considérablement son réseau au cours des prochaines années afin de soutenir la croissance économique, améliorer la connectivité intérieure et développer un système de transport multimodal davantage orienté vers les besoins de l’industrie et du commerce.
Toutefois, l’ampleur financière et technique de ces investissements constituera l’un des principaux défis à relever pour respecter les objectifs fixés à l’horizon 2030.
Auteur : La Rédaction














